2018

Adam Palka

« Méphisto : se servir de son côté Monsieur Loyal »

Pour ses débuts à Genève, la jeune basse se glisse dans le rôle du diable qu’il a incarné en 2016 à l’Opéra de Stuttgart et reprendra, dans la même mise en scène, toujours à Stuttgart, en avril 2018.

« doté de moyens vocaux presque colossaux, telluriques, adam palka ne fait qu'une bouchée du rôle de méphistophélès »

José Pons, Olyryx, 3.02.2018


 

Suite

À l'origine : un théâtre de boulevard 

« C’est là qu’on voit que faire référence à Goethe comme on essaie parfois de le faire, eh bien ça ne tient pas du tout la route. A l’origine, c’est une pièce de Michel Carré jouée en 1850 sur un théâtre du boulevard, intitulée Faust et Marguerite, qui développe les personnages de Valentin et de Marthe, mais supprime l’infanticide. Il y a des passages bouffe, que Jules Barbier garde dans son adaptation, tout en ajoutant des moments tragiques, le dernier acte notamment. Il faut assumer ce manque d'homogénéité. »

Geoges Lavaudant, metteur en scène

« un mélange d'opéra-comique et de grand opéra »


 

« Méphisto se met en scène lui-même, il se compose un rôle. Un geste, une surprise, l'inattendu, un trouble, c'est cela le plus précieux »

Marina Viotti (Dame Marthe), John Osborn (Faust), Ruzan Mantashyan (Marguerite) et Adam Palka (Méphisto). Genérale piano, mardi 23 janvier 2018.

«Avant de chanter la Ronde du veau d'or, Méphisto entreprend séance tenante de séduire Dame Marthe, et d'ailleurs elle se laisse faire...
C'est une scène de vaudeville et il faut la prendre comme telle.»

Acte IV, scène 3. MEPHISTOPHELES : « Non ! Tu ne prieras pas !... / Frappez-la d'épouvante / Esprits du mal, accourez tous. »

Acte IV, scène 3. MEPHISTOPHELES : « Adieu les nuits d'amour et les jours pleins d'ivresse ! / A toi malheur ! / ... à toi l'enfer ! »

« Il y a un moment capital au théâtre, c'est celui où, après avoir réfléchi, rêvé sur le texte, on se retrouve face aux acteurs-chanteurs, à leur corps, et c'est bien à partir d'eux qu'on vérifie si ses intuitions, si tout cela prend forme vivante. Je leur propose des choses et je suis tellement heureux quand les comédiens me font des suggestions. »

Georges Lavaudant, metteur en scène

Columbo, l'inspirateur

Le croquis choisi.

Les échantillons destinés à l'atelier couture.

Sur scène : pour la touche rouge indispensable, fleur à la boutonnière et santiags pailletées.


 

« Il y a eu plusieurs projets, et même le classique rouge à cornes… mais non ! Georges Lavaudant voulait un personnage à l’allure négligée qui puisse se couler dans la scénographie d’inspiration industrielle. Sa chemise à fleurs vient de mon envie de lui attribuer un élément décalé, inattendu... pour le diable. »

Jean-Pierre Vergier, créateur des décors et costumes

Dans cette maquette non retenue de Méphisto, le personnage conserve une touche de rouge contemporaine (les chaussures) et une plus classique, la plume au chapeau.

Grand Théâtre Genève

Faust à l’Opéra des Nations

Du 1er au 18 février

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