1995

Deborah Riedel

Une soprano australienne au commencement d’une grande carrière

« L’inconvénient, c’est que tout pâlit face au diable !
Même la voix généreuse de Marguerite, Deborah Riedel, » juge Jacques Doucelin du Figaro. Rien d’alarmant toutefois puisqu’en 1996, Joan Sutherland, surnommée "La Stupenda" ("La Stupéfiante"), répond à un journaliste du Nouveau Quotidien qui lui demande si elle connaît « un créateur qui vous donne confiance en l’avenir » :
« Une jeune cantatrice fantastique, qui accepte de toujours apprendre, Deborah Riedel. »

« Deborah Riedel déploie un timbre pulpeux.
Enfin une Marguerite qui ne joue pas à l’oie blanche ! »

Alain Perroux, Journal de Genève, 5.04.1995 

Suite

Une critique partagée

De g à dr : Méphisto (Samuel Ramey), Faust (Giuseppe Sabbatini), Dame Marthe (Claire Larcher) et Marguerite (Deborah Riedel).

« Et puis, en l'honneur de sa dame, / Il but une dernière fois ; / La coupe trembla dans ses doigts, / Et doucement il rendit l'âme ! » Ballade du Roi de Thulé

« Voix lyrique pleine de grâce et de timbre qui toutefois ne s’épanouit pas encore totalement », note Andrew Clark du Financial Times tandis qu’au Nouveau Quotidien, Jean-Jacques Roth se réjouit : « Des aigus fermes – c’est énorme dans ce rôle escarpé. Grande professionnelle, l’Australienne Deborah Riedel assure une technique irréprochable, avec plus d’aplomb que de grâce. »

« Le Faust de Gounod est plus problématique »

De g à dr : Robert Carsen, Giuseppe Sabbatini (Faust) et Deborah Riedel (Marguerite).

Robert Carsen, metteur en scène

« La version de Gounod est réductrice puisque l’histoire semble se résumer à ceci : comment séduire la femme que vous n’auriez jamais pu séduire en restant celui que vous êtes, un vieillard desséché ; maintenant que vous avez retrouvé votre jeunesse, vous avez de meilleures chances de ravir le cœur de l’être aimé. 
Toutes les autres préoccupations, qu’elles soient humaines, intellectuelles ou philosophiques ont tout simplement disparu. »

Robert Carsen, propos recueillis par Ian Burton, La Grange, n. 29, mars-avril 1995


 

« Il s’ensuit que Faust lui-même semble se retirer à l’arrière-plan et ce sont finalement Marguerite et le diable qui s’opposent dans une épreuve métaphysique »


 

Acte IV. Deborah Riedel (Marguerite) et Jeffrey Black (Valentin).

Marguerite « nous émeut car la tragédie, pour autant qu’il y en ait une, est la sienne. »
C’est le personnage « qui reflète le mieux la pureté, la sainteté, Dieu. »

Robert Carsen, metteur en scène

Grand Théâtre Genève

Faust à l’Opéra des Nations

Du 1er au 18 février

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