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1972 – Mise en scène de Lotfi Mansouri

« C’est en allégeant l’œuvre de toute mièvrerie, en cherchant à ne mettre en évidence que le romantisme, sans souligner une mauvaise sentimentalité, que l’on peut sauver cette pièce, au demeurant fort difficile, aussi bien pour les chanteurs que pour les décorateurs. »

Lotfi Mansouri, propos recueillis par Albin Jacquier, La Suisse, 12.09.1972

1980 – Mise en scène de Luca Ronconi

« Pour la fin, les personnages sont isolés par des cônes de lumière contre un rideau noir. Cinq anges aux ailes déployées comme dans un monument funéraire de Canova accueillent Marguerite, tandis que Méphisto enveloppe de sa cape Faust écroulé sur les marches. »

Bruno Villien, Opéra International, mai 1980

Acte IV. Finale - volo angeli - sul nero.

« Jamais Ronconi ne cherche dans l’ouvrage plus – ni moins qu’on n’y peut trouver.

Il n’en tord aucunement le sens ; il le présente, seulement, avec un formidable sens du spectacle, et le voit d’un œil neuf et légèrement amusé. C’est son droit.

C’est aussi son charme. Qui fera avaler sans difficultés le comble de confiserie saint-sulpicienne d’un final où Marguerite, sur fond noir s’envole en nacelle entourée d’anges blancs tandis que Faust – et c’est une très belle image – se love sous la cape d’un maître en qui il semble se fondre. »

Dominique Chouet, La Tribune de Genève, 17.03.1980

1995 – Mise en scène de Robert Carsen

« L’envolée de Marguerite au paradis dans une pose de Vierge saint-sulpicienne apparaît alors comme un simple expédient théâtral, un ‘truc’ sans autre portée : l’image n’est pas vraiment humoristique, ni franchement sarcastique, juste techniquement impressionnante. »

Alain Perroux, Journal de Genève, 5.04.1995

2018 – Mise en scène de Georges Lavaudant


 

« J’ai toujours trouvé le final un peu mièvre, alors je l’ai inversé en lui donnant un air d’Inquisition à la Goya : Marguerite est victime des évêques et de l’ange sauveur arborant des têtes de mort. »

Jean-Pierre Vergier, créateur des décors et des costumes


 

Mardi 23 janvier 2018. Genérale piano. Le débriefing de l'ange et des suppliciés.


 

« Avec Jean-Pierre Vergier, nous travaillons ensemble depuis l'origine, en 1973. Il fait partie de ma signature. La génération des Jean-Pierre Vincent (avec Patrice Cauchetier), Patrice Chéreau (et Richard Peduzzi), André Engel (et Nicky Rieti) opérait avec un scénographe attitré. Cela a forgé leur esthétique. C'est encore plus important à l'opéra où la dimension plastique est fondamentale. Souvent, on retient des images et des visions. Bien sûr, il y a la direction d'acteurs mais si elle ne s'inscrivait pas dans un geste plasticien, je crois qu'on ne se rappellerait pas de grand-chose. »

Georges Lavaudant, interview de Sylvie Bonier, Le Temps, 31.01.2018

Grand Théâtre Genève

Faust à l’Opéra des Nations

Du 1er au 18 février

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